L’âge n’est pas un obstacle à l’aventure

Il suffit de demander à l’octogénaire Wilma Spence, une donatrice de longue date du sentier Transcanadien. Elle envisage de parcourir des sections du Sentier dans chacune des provinces et chacun des territoires; son aventure a commencé à vélo à l’Île-du-Prince-Édouard.

Dans le cadre de son périple, elle a effectué en cinq jours 160 km en vélo sur le Sentier à l’Île-du-Prince-Édouard, en compagnie de sa fille Lori. Chaque soir, elles se sont arrêtées dans une auberge différente à proximité du Sentier. «La plupart des clients étaient Canadiens. Certains étaient étonnés d’apprendre que nous – et surtout moi – faisions le Sentier à vélo! »

Bien qu’elle soit active et en forme, Wilma n’avait pas enfourché sa bicyclette depuis de nombreuses années. Elle a ressenti une certaine nervosité lorsque Lori lui a proposé de faire à vélo le sentier de la Confédération sur l’Île-du-Prince-Édouard.

« Je ne voulais pas partager la route avec les voitures ou devoir surmonter les collines. Par chance, il n’y a ni l’un ni l’autre sur le sentier de la Confédération », dit Wilma. Le terrain plat et égal s’avérait être le stimulant parfait pour donner pleine confiance à Wilma.

Tous les matins après avoir pris un solide petit-déjeuner, elle et Lori enfourchaient leurs bicyclettes et, en pédalant tranquillement, elles parcouraient 30 à 50 km. Elles avaient pleinement le temps d’apprécier le paysage et de s’arrêter pour lire les panneaux d’information situés le long du Sentier à proximité de points d’intérêt que ce soit sur le plan de la nature ou de l’histoire.

« C’était une belle période de l’année sur l’Île-du-Prince-Édouard et nous avons pris le temps de nous arrêter et d’admirer le paysage, ajoute-t-elle. Dans leur splendeur, les fleurs font que le Sentier a l’air d’un jardin botanique. Les champs de maïs et de canola étaient jaunes; c’était la cueillette des bleuets lorsque nous sommes passées. Un ornithologue amateur nous montra des rapaces en nidification dans le faîte des arbres ».

Le dernier jour de leur aventure à bicyclette, Wilma et Lori atteignaient le « bout de la voie ferrée » à l’ancienne gare Elmira dans la pointe est de l’île. Exultante de joie, Wilma répétait son mantra de cycliste :
« C’est à la portée de tous sur l’Î.-P.-É.! »