De Corner Brook à Robinsons

Par Julie Chatelain et Simon Lacroix

Durant notre journée de repos à Corner Brook nous avions profité des services pour se réapprovisionner, laver nos vêtements et manger un repas copieux au Best Coast Café. Nos quelques minutes de gloire apparaissant dans le journal local avaient augmenté notre confiance… Donc avec un peu de culot, nous sommes arrêtés au bureau de Radio Canada pour voir s’ils étaient intéressés dans notre histoire. Apparemment, l’équipe avait examiné les dangers de la section le long de l’autoroute dans la région de Corner Brook et Lyndsay Bird voulais notre perspective. Ce fut une bonne expérience.

Le 14, nous quittions Corner Brook et avions marchés presque toute la journée sur des routes d’asphalte. L’application TCT recommandait encore une fois que nous utilisions une autoroute très fréquentée, mais nous avions trouvé des routes secondaires suivant la côte pour finalement rejoindre la piste près de Petrie.

Nous étions contents de se retrouver sur la piste. Le sentier était en bonne état et nous parcourions une bonne distance. En s’approchant de la région du lac Georges, le sentier redevint achalandé. Cette région avait de nombreux chalets et les gens en profitaient pendant leurs week-ends. Un groupe de VTT se sont arrêté, ils nous avaient reconnus – encore, l’article du Western Star.

Comme d’habitude, nous trouvions plusieurs beaux endroits pour nos pauses. À la fin d’un petit lac, nous trempions nos pieds dans l’eau fraîche et bavardions avec d’autres gens qui faisait de même. Mais à la fin d’une chaude journée de marche, nous ne pouvions pas trouver un petit coin plat. Ce jour-là nous avions finalement opté pour une propriété abandonnée près d’un petit ruisseau. L’eau était rafraîchissante. Cette nuit-là, il avait plu, mais nous étions au sec et confortable dans notre tente.

La piste le long du lac Georges était très difficile, sa condition parmi les pires à date. Il y avait beaucoup de grosses roches et des grandes flaques d’eau. C’était une journée difficile et nous avions choisi d’en faire une journée de 27 kilomètres. Nous découvrîmes un beau camping et arrêtâmes à 14 h 30. La pluie avait cessé et c’était alors que nous avions entendu et vu tous les moustiques, des millions de moustiques! Nous avions placé notre tente en temps record. Simon parti chercher de l’eau potable. Il a recueilli de l’eau d’un ruisseau voisin, mais elle avait le goût de bois brûlé, ou de pétrole. Nous avions décidé qu’il était préférable de ne pas la boire. Nous passâmes la soirée assoiffée. On s’était alors promis d’arrêter plus souvent pour vérifier notre approvisionnement en eau.

Nous nous sommes réveillés le lendemain matin au son d’un fort bourdonnement semblable au son d’une ruche. Une fois bien réveillés, nous nous sommes rappelés des moustiques. Ils avaient attendu toute la nuit et ils avaient faim! Nous pliâmes la tente en temps record (encore) et nous marchâmes d’une cadence rapide, mais nous ne pouvions pas échapper les moustiques. Nous avions été tous deux dévorés toute la journée.

En arrivant à Saint-Georges nous avions pris une chambre à l’Auberge du Palais, l’ancien presbytère converti en auberge. Une douche, un bon sommeil et un petit déjeuner aux œufs et bacon le lendemain matin nous ont fait oublier nos péripéties. Après une autre journée marathon nous nous rendîmes à Robinsons. Nous avions choisi le terrain de camping (Pirates Hideaway) comme halte idéale. Ça nous a aussi permis de quitter la piste et de visiter quelques communautés côtières – Robinsons, Jeffrey’s et McKay’s.

Il nous restait seulement trois ou quatre jours sur « La Roche ». Nous nous forcions de prendre un jour ‘zéro’ (de congé). Soit parce que nous voulions prolonger notre séjour sur l’île ou parce que nous avions besoin d’un repos – peu importe. La courte marche sur la plage pendant cette journée de congé était spéciale et les gens particulièrement amicaux.

Vous nous trouverez sur le Sentier, à mettre un pied devant l’autre…

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