Forme, air pur et liens familiaux: la famille Pataki sur le Grand Sentier

Pourquoi des Canadiens partiraient-ils en randonnée en Europe alors que le Grand Sentier est tout près – et gratuit? La question laisse Penny Pataki perplexe, elle qui est une grande amatrice du Grand Sentier du Canada.

L’éducatrice spécialisée de Langley, en Colombie-Britannique, met ses paroles en pratique et organise des excursions en famille pour explorer le pays grâce au Sentier. «On a parcouru deux des trois côtes!», s’exclame Penny qui, trois ou quatre matins par semaine, part faire du jogging sur le sentier de Langley Township et ailleurs. «Le Grand Sentier a beaucoup à donner, à commencer par une meilleure forme physique et du temps de qualité pour renforcer les liens familiaux en pleine nature. Et mes deux garçons adorent ça. À notre dernière sortie sur le Sentier, ils ont filmé le banc de brume qui s’avançait; ils étaient complètement fascinés.»

Aventure atlantique

En 2012, la famille a exploré la région de l’Atlantique. De leur point de départ à St. John, Terre-Neuve, ils ont marché le long d’un lac dans le parc provincial de Terra Nova et sur le sentier T’Railway.

«Nous avons fait du kayak; nous avons fait la cueillette de baies; nous avons même fait l’observation un bébé orignal», se souvient-elle, en soulignant que les garçons avaient dû laisser leurs appareils électroniques à la maison, suivant sa consigne. Et c’était une excellente idée: «Au début, les gars ont bougonné. Mais en randonnée, comme ils n’avaient pas d’autre distraction, ils ont vécu le moment à fond et y ont trouvé beaucoup de bonheur.»

Au Nouveau-Brunswick, les Pataki se sont régalés de homard et ont parcouru à pied le Fundy Footpath. Ils se sont arrêtés pour s’émerveiller devant un nid d’aigle et contempler les épinettes rouges. En effet, les occasions d’observer la flore et la faune sauvages ne manquaient pas puisqu’ils suivaient une route migratoire en forêt semi-tropicale.

«À l’Île du Prince-Édouard, nous nous sommes rendus à Tignish, tout au sommet de l’île, puis nous avons fait la randonnée de descente, dit Penny. On n’avait jamais vu autant de moulins à vent! Et le sol rouge et sablonneux était une découverte pour les garçons, qui n’en avaient jamais vu.»

Ruée vers l’Ouest

Il y a deux ans, les Pataki et leurs deux fils ont enfourché leurs vélos pour se mesurer au sentier ferroviaire de Kettle Valley près de Kelowna, en Colombie-Britannique, lors d’une agréable et courte excursion à seulement cinq heures de chez eux. «Nous nous sommes creusé un appétit monstre sur cette partie du Sentier qui comprend de magnifiques ponts à chevalets.»

Penny et Frank sont bien décidés à faire visiter le Canada à leurs garçons; ils ont à cœur d’ancrer dans le réel la connaissance qu’ils auront de leur propre pays. «Nous nous attachons à cultiver ce sentiment d’interconnexion avec nos enfants sur le Grand Sentier. Maintenant, on peut dire que le Canada fait partie de nous.»

Pour Frank, ingénieur à la FortisBC, le Sentier représente également une façon unique de décompresser après le travail: «Ça me permet de décrocher du boulot après une grosse semaine, et de garder la forme en même temps», explique-t-il. Il ne cache d’ailleurs pas la grande fierté qu’il éprouve face au fait que FortisBC compte parmi les donateurs du Sentier Transcanadien; «C’est un peu comme notre Grande Muraille de Chine à nous!»

 

De génération en génération

Penny et Frank ont ressenti une profonde satisfaction cette année quand leur aîné a choisi de s’inscrire au programme de plein air Outdoor Education à l’école secondaire. Il ne fait aucun doute que le temps consacré en famille au plein air sur le Grand Sentier y est pour quelque chose! «Je suis si heureuse que la nature et le plein air fassent partie de ses priorités, dit Penny. J’ai bon espoir qu’il pourra, à son tour, léguer ces valeurs à ses propres enfants quand le moment viendra.»

Penny revient à peine d’un voyage à Ottawa et à Montréal, où elle a parcouru à pied jusqu’à 21 kilomètres en une seule journée, dont une partie sur le Sentier. «Avec l’app IOS ou Android mobile, où que l’on soit, c’est devenu tellement facile d’accéder au Sentier!»