7 sections du Sentier sur la piste du patrimoine autochtone

Les peuples inuits, métis et des Premières nations connaissent depuis toujours l’importance d’entretenir une connexion avec la nature qui nous entoure. Nous avons tant à apprendre de cette philosophie, en particulier quand on explore les nombreuses sections du Grand Sentier!

En ce Mois national de l’histoire autochtone, nous vous proposons d’explorer les sections du Sentier qui nous rapprochent de cette importante partie de la vie canadienne. Voici donc certains de nos sentiers préférés qui sont liés à quelques cultures autochtones au pays.

 

 

1. Cowichan Valley Trail, Colombie-Britannique

Dans l’île de Vancouver, les utilisateurs du Sentier sont accueillis sur les terres de la nation malahate par l’impressionnant totem Yos, inspiré des histoires de la communauté. Cette magnifique pièce a été créée par John Marston, artiste stz’uminus, Moy Sutherland Jr., artiste nuu-chah-nulth, et de jeunes malahats. Après trois mois d’entrevues avec les aînés et la population malahate, trois mois de sculpture ont été nécessaires pour achever l’œuvre.

Tout en haut du totem, on reconnaît Yos, l’oiseau-tonnerre qui, selon la légende malahate, a fait son nid dans la montagne qui se trouve tout près. D’autres éléments de la culture malahate, y compris l’importance de la remontée du saumon, le Sasquatch mythique et les enseignements de la communauté, sont également représentés dans l’imposante sculpture. Le dévoilement officiel du totem a eu lieu en octobre 2017, et Moy Sutherland Jr. se souvient encore très bien de l’enthousiasme qui régnait lors de l’événement.

«J’ai eu l’impression que les gens qui nous avaient raconté leurs histoires ressentaient un profond lien avec le totem parce qu’ils l’avaient en quelque sorte créé eux-mêmes», se rappelle le sculpteur.

 

2. Sentier Chief Isadore Trail, Colombie-Britannique

Portant le nom du chef qui est parvenu à négocier la paix entre la Première nation ktunaxa et les colons européens, le sentier Chief Isadore suit les routes qui ont été utilisées par les Ktunaxas pendant des millénaires.

Cette section du Sentier a été développée en partenariat avec la Première nation ktunaxa et inaugurée en 2017. Elle est idéale pour les randonneurs d’un jour, les cyclistes et les écuyers qui souhaitent en apprendre davantage à propos du patrimoine autochtone de la Colombie-Britannique.

Sur le sentier, vous découvrirez l’histoire, les mythes et les pratiques traditionnelles de la nation ktunaxa grâce à plusieurs panneaux explicatifs.

 

 

 

3. Sentier maritime Lake Superior, Ontario

À titre de plus vaste lac d’eau douce au pays, le lac Supérieur s’est trouvé au cœur de l’histoire de nombreuses communautés autochtones. À preuve: les pictogrammes d’Agawa Rock, ces fresques datant du XVIe siècle, peintes sur les rochers le long du littoral.

Plusieurs générations d’Ojibwes ont pagayé jusqu’à ces rochers dentelés afin d’y archiver événements, visions et rêves. Même si plusieurs de ces images ont disparu à cause de l’érosion naturelle, un bon nombre sont toujours visibles aujourd’hui et dépeignent des canoës, des orignaux, des cerfs, des ours et des caribous, ainsi que des créatures légendaires comme le Misshepezhieu, ou le «Grand Lynx».

 

 

 

Video: Indigenous Tourism Association of Canada/Tourisme Autochtone Québec

4. Corridor des Cheminots, Québec

Cette section du Sentier, qui s’ouvre dans la ville de Québec et prend fin dans le village de Shannon, couvre 25 kilomètres et mène marcheurs, randonneurs et cyclistes à travers Wendake, une réserve urbaine se trouvant sur le territoire traditionnel de la nation huronne-wendat plusieurs fois centenaire.

Ici, les visiteurs peuvent s’imprégner de la culture et des traditions de la communauté grâce à des ateliers, à des présentations de contes ancestraux et à différents événements au Musée Huron-Wendat et en de nombreux sites patrimoniaux des environs. Cette année, le Pow-wow international annuel de Wendake se tiendra du 29 juin au 1er juillet.

 

5. Chief Whitecap Waterway, Saskatchewan

Pagayer sur ce trajet maritime de 125 kilomètres, c’est en fait explorer l’une des routes de traite les plus anciennes de la Saskatchewan. Le chef Whitecap, qui a inspiré le nom du Sentier, fait partie des principales figures historiques principales de la région; en août 1822, c’est lui qui a conseillé John Lake sur le site d’implantation d’une nouvelle colonie de tempérance… qui devint plus tard la ville de Saskatoon.

Ayant servi de voie de transport pendant des siècles pour les communautés autochtones et les colons, le sentier maritime débute à Gardiner Dam puis traverse le territoire de la Première nation Whitecap Dakota – partenaire du STC dans le développement de cette section du Sentier –, pour s’achever près de Saskatoon dans un décor panoramique.

 

 

 

Photo: Eskasoni Cultural Adventures

6. Bras d’Or Lake Water Route, Nouvelle-Écosse

La partie du littoral du Cap-Breton qui fait face au continent baigne dans la culture et les coutumes des communautés mi’kmaqs. Long de 387 kilomètres, le sentier Bras d’Or Lake Water Route est un reflet de cette richesse historique et rapproche les pagayeurs de la culture des We’koqma’qs, des Eskasonis et des Potloteks.

Ces trois Premières nations ont travaillé de concert avec le STC pour créer des points d’accès le long de la route maritime, laquelle mène à de nombreux sentiers d’interprétation sur la terre ferme ainsi qu’à d’importants sites spirituels des communautés mi’kmaqs. Un exemple de ce partenariat: la Première nation eskasoni a créé un sentier terrestre près de son point d’accès maritime sur Goat Island, qui propose dorénavant des ateliers et des circuits guidés aux visiteurs. On trouve également un lien à un autre sentier terrestre sur Chapel Island, site sacré d’un bon nombre de communautés mi’kmaqs.

 

 

 

Photo: Dave Laird

7. Sentier Itijjagiaq Trail, Nunavut

Ce sentier traversant l’île de Baffin porte un nom qui signifie «à travers la terre» dans la langue inuite. Il a été parcouru par des générations d’Inuits et demeure aujourd’hui un endroit très apprécié des pêcheurs d’omble chevalier, des cueilleurs de baies et des chausseurs d’oies.

Recommandée uniquement aux aventuriers chevronnés qui ont une grande expérience des régions éloignées, cette section du Sentier n’est pas jalonnée de marqueurs – hormis les neuf huttes qui servent de haltes pour se réchauffer et qui sont disséminées sur ses 120 kilomètres. En revanche, l’immensité de ses vastes panoramas arctiques et l’accueil chaleureux de ses communautés kimmirutes ont de quoi offrir aux amateurs du Sentier l’aventure de toute une vie!
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